Les saisons de pêches ont leur raison
Les pêcheurs côtiers, membres de l’UPM et nos collègues des autres régions, subissent depuis des années, les contre-coups d’une gestion à la « deux poids, deux mesures » mise en place par le MPO. Ils sont tenus de respecter des règles strictes en termes de saisons de pêche, de conditions de permis et de protection de la ressource.
Les stocks de poissons sont une ressource commune qui n'appartient ni au gouvernement, ni aux Autochtones, ni aux non Autochtones, mais à TOUS les Canadiens et qu'elle doit être gérée de manière à profiter à TOUS les Canadiens.
Nos pêcheries et la survie de nos communautés côtières sont en jeux. Des abus connus et non-sanctionnés par le gouvernement fédéral, le refus du même gouvernement à permettre aux pêcheurs côtiers de participer aux décisions sur l’industrie et la ressource et des ententes secrètes avec certaines Premières nations mèneront à la disparition de la ressource, à des tensions encore plus grandes entre nos pêcheurs et les Premières nations et à l’appauvrissement de nos communautés côtières. Que feront nos communautés quand la pêche côtière cessera d’exister? Assez, c’est assez.
Poids démesuré
En janvier 2025, le gouvernement fédéral a annoncé qu’il remettait un quart de milliard de dollars pour permettre aux Premières nations un accès supplémentaire aux pêches commerciales au Canada atlantique, au-delà de plus de 1 milliard déjà investi depuis la fin des années 90’s.
Bien que la population autochtone représente environ 5 % de la population de la région, les pêcheurs autochtones détiennent plus de 10 % de l’accès à la ressource? Et ce chiffre augmentera avec cette nouvelle annonce.
Le gouvernement fédéral met notre région dans une situation difficile et ne rend service à personne!
Questions sans réponses
Les pêcheurs membres de l’UPM ont plusieurs questions pour le ministère des Pêches et des Océans. Mais les réponses ne viennent pas. Nous nous demandons:
QUELLES ÉTAIENT LES CONSULTATIONS? L’annonce de janvier nous a pris par surprise. Encore une fois, AUCUNE consultation préalable des organisations de pêche commerciale sur l'ampleur, la portée et l'impact de ce financement à venir pour les rachats d'entreprises sur nos membres pêcheurs et leurs communautés.
À QUAND UN SEUL ENSEMBLE DE RÈGLES ET UNE APPLICATION CONSISTANTE DE LA LOI ? Il n’y a AUCUN mécanisme pour traiter des problèmes persistants de la pêche hors saison non réglementée et leurs impacts actuels sur la santé de la ressource du homard dans de nombreuses zones affectées. Il n'y a pas non plus de mécanismes pour traiter et faire respecter les ventes illégales croissantes de homards destinés à des fins alimentaires, sociales et rituelles (ASR). Au cours des huit dernières années, le gouvernement du Canada a mis en péril la gestion durable des stocks dans l'intérêt de tous les Canadiens.
OÙ SONT L’OBLIGATION DE PRATIQUER LA PÊCHE ET L’INTERDICTION DE LA LOCATION DE L'ACCÈS AUTOCHTONE ? Il n’y a PAS de règles, de mécanismes ou de changements de politique pour empêcher les dirigeants autochtones de louer leur accès communautaire à la pêche actuel et futur à des entreprises non autochtones. Les politiques devraient créer des emplois directs dans les communautés autochtones avec des propriétaires-exploitants et des équipages autochtones et non de permettre à des organisations de l’extérieur de la région de s’enrichir.
QUE VEUT DIRE MOYENS DE SUBSISTANCE MODÉRÉS ET ACCÈS APPROPRIÉ ? Cette nouvelle annonce de financement ne contient toujours pas de définition juridique des "moyens de subsistance modérés", ni de plan pour résoudre les problèmes, ni d'objectifs concernant le transfert d'accès nécessaire pour "satisfaire le droit". La population autochtone des Maritimes et du Québec (région du Golfe) représente environ cinq (5) pour cent de la population de la région (dans les réserves et hors-réserves). Quelle proportion des pêcheries le gouvernement du Canada devrait-il leur accorder ? Actuellement, ils détiennent plus de dix (10) pour cent des ressources halieutiques de la côte est canadienne.
Vous pouvez nous aider!
Nos pêcheurs côtiers sont les témoins privilégiés des changements climatiques, des changements dans les habitudes des espèces marines et des réglementations qui ne sont pas mises en application par le gouvernement fédéral.
Pourtant, quand ils veulent participer aux discussions, les autorités leur font comprendre que leur expertise et leur opinion ne les intéressent pas.
Si vous avez la survie de nos communautés côtières à cœur, aidez-nous à faire entendre notre message. Vous pouvez le faire en:
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